Equipes communautaires de sante: Mettre les choses au clair!

 

Il y avait un grand débat autour du projet sur le Programme du partenariat communautaire pour la santé de Katine financé par AMREF y compris les compétences diverses ainsi que les terminologies à employer pour s'y référer.


 «Pourquoi les appelle-t-on les médecins de village? »


 « Pourquoi les appeler les Equipes de santé communautaires et non pas  agents de santé communautaires comme nous l'avons toujours fait? »


 « Comment effectuent-ils des diagnostiques, avant de prescrire des soins médicaux? »


Voici les quelques questions soulevées lors d’une réunion AMREF tenue le 3 avril 2008 avec des parties prenantes sur le Projet.


Le titre « médecins communautaires » reste un sujet à controverse, pour ne pas  dire plus. On dit que leur donner ce titre,  pourrait tromper la confiance de ces derniers à penser qu’ils ont plus d'expertise technique qu'ils en possèdent réellement. Ils pourraient également se mettre à assumer des rôles médicaux dont ils n’ont pas la formation. Toutefois, le fait est, que le titre est basé sur une histoire vraie publiée il y a deux mois.


 « Cette appellation a été inventée par la collectivité ou le projet », a déclaré le Dr Charles Luwaga, agent de projet AMREF Katine pour la santé. « Ce toute façon, c’est une appellation créative donnée à une histoire, il est symbolique si quoi que ce soit. Il a été pris hors contexte, c’est tout ! »


Les VHT  ne se prennent pas pour des médecins. En fait, la plupart d’entre eux ne sont même pas au courant de cette appellation.


 « Si vous employiez cette terminologie, les gens supposeraient que vous faites référence à des herboristes ou les guérisseurs traditionnels plutôt que VHTs » explique Ebalu Moïse, VHT de trente-huit ans depuis 2001 qui n'a jamais entendu parler de ce nom.


Partie deux. La raison pour laquelle les VHTs ne sont pas appelés agents de santé communautaires est le fait que l'AMREF croit beaucoup au renforcement des capacités par le biais des structures déjà existantes. VHT est une structure élaborée par le gouvernement ougandais. Il a été établi sous l'égide de la politique nationale de la santé du Ministère.


"Les VHTs représentent  la clé de l’avenir si l’on veut avoir  un système de système de soins de santé décentralisé," dit le Dr.Okadi, sous-officier de santé de district, (Soroti). "Ils sont encadrés dans la politique de promotion et de prévention. La plupart des maladies peuvent être  évitées et c’est a nous que revient le devoir de promouvoir les méthodes différentes de prévention de ces maladies."


AMREF est engagée dans la formation des VHTs, la plus récente portait sur les soins à domicile des maladies des enfants.


"Nous investissons et de renforçons les structures existantes», explique le Dr Charles, nous donnons une formation à la communauté elle-même pour assurer une prestation de services plus efficace et axée sur les habitants. "


Au départ, VHTs étaient répartis en deux groupes. Il y avait la mobiliseurs , appeles,  VHTs puis des drugs et administers dénommé distributeurs de médecament communautaires (CMD). Aujourd'hui, ils sont tous simplement connus sous le nom de VHTs. Ils reçoivent tous une formation sur le diagnostic et le traitement. Toutefois, les rôles dans les deux cas sont limités aux deux maladies,  diarrhée et palutisme, les quelques-unes des principales maladies dans le sous comté Katine.


"Le VHTs ne sont pas formés pour effectuer des essai en laboratoire mais plutôt de simples diagnostics cliniques" explique le Dr Charles. Selon les directives gouvernementales, tout cas de fièvre touchant les enfants au-delà de 2 mois à doivent être considérés comme le paludisme. Vu que le paludisme est répandu dans cette zone, le VHTs suivent cette directives.


Selon une enquête communautaire menée par le projet AMREF en décembre 2007, le paludisme chez les enfants reste un grand fardeau tout au long de l'année. Près de 8 000 cas, soit 63% consultants externes dans les trois centres de santé à Katine entre octobre 2006 et octobre 2007.


Les VHTs ne sont autorisés à donner que les premiers soins, ou soigner les de paludisme et de diarrhée en se servant de médicaments antipaludiques ou de solutions orales de réhydratation pour la diarrhée.


"Les VHT jouent un grand rôle dans la lutte contre le paludisme en appuyant les efforts des centres de soins de santé. Beaucoup de gens ne pouvant pas se rendre à des centres de santé en raison de la distance sont également assurés de cet appui. Un seul VHT s’occupe de 20 ménages dans un rayon de son domicile », explique Emmanuel Ekulu, coordonnateur VHT de paroisse issu de la paroisse Ojom.


Samuel Esagu vingt-trois ans, en est un exemple. « J’exerce le rôle d’un VHT depuis 3 ans, je fais du porte à porte pour m’assurer que  tous les habitants disposent des informations nécessaires. Je vérifie également les pratiques d'hygiène et d'assainissement dans les ménages. Dans un cas ou quelqu’un serait malade, j’offre des soins de santé de base ou je lui conseille d’aller à l’hôpital »


Nora Among, une mère de 2 enfants habitant dans le village Obocoi est d’accord, «Donné que les VHTs sont plus proches, c’est plus facile d’acceder aux soins médicaux plutôt que de se rendre dans des centres de soins de  santé, souvent loin »

Le projet Katine est géré par l'AMREF en partenariat avec la banque Barclays. Si vou désirez soutenir ce projet veuiilez vous rendre à www.guardian.co.uk/katine/