
Ces Personnes Déplacées à l’Intérieur du Pays, (PDIP) ont résisté la fermeture du camp de Jamhuri Park qui a eu lieu le 25 Février, et ils ont refusé d’obéir à la demande du gouvernement de se présenter à l’administrateur local de Kibera et de rentrer chez eux.
«Nous nous sommes cachés « dans les buissons » près de Jamhuri. Lorsque les gardes privés du parc d’expositions nous ont trouvé, ils ont jeté nos maigres biens par dessus la clôture, où ils ont été rapidement pillé et ces mêmes gardes ont organisé notre expulsion", a dit Naomi Njeri, un des nouveaux arrivants.
Fondamentalement, ce groupe de familles, principalement d'un même groupe ethnique, affirment qu'ils ne peuvent pas retourner à Kibera car ils ont trop peur et ils n’ont pas confiance en leurs voisins. Il y a ceux qui disent que seulement une partie d'eux sont des véritables personnes déplacées, et que la plupart d’eux sont là pour profiter de la situation, de la confusion, afin d’obtenir certains types de prestations. La réalité c’est qu'ils se sont maintenant installés à Waithaka Hill, où ils ont établi leur campement.
Ce nouveau camp est maintenant établi dans la cours de l'administrateur local. Il n'y a pas d'eau courante, il n’y a que 2 vieilles latrines et pas de sécurité. L’administrateur local, s'attend à ce qu’il soit fermé dans deux ou trois semaines, mais comme la plupart de ces personnes sont en fuite depuis la nuit du 29 décembre, nuit de l’annonce des résultats des élections, on peut tous deviner quand ils partiront et - surtout - où ils iront. 
Déjà depuis la matinée du vendredi 29, la Fondation Africaine de Recherche en Médicine (l’AMREF) avait déjà installé des réservoirs, d'eau et à ce jour elle continue de donner des services de base nécessaires. Aujourd'hui, le personnel de l’AMREF a organisé de mettre une haie de barbelés autour du camp, afin de protéger ces nouveaux résidents. D'autres partenaires de l’AMREF fournissent de la nourriture et des latrines portables/mobiles. Des volontaires d'un groupe d'Eglises locales sont venus au campement pour donner de l’aide dont on avait le plus besoin.
Les 258 nouveaux résidents de Waithaka Hill vivent sous des bâches en plastique suspendu à des cordes attachées à des arbres. Souvent, ils dorment sur des couvertures à même le sol et si, sous peu, dans quelques jours ou quelques semaines les pluies arrivent comme prévu, ils vont vivre littéralement dans un bourbier.
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