le 3 mars 2008 
L’AMREF augmentera ses efforts soutien à la consolidation de paix dans le bidonville de Kibera. La "crise silencieuse" s’imprègne encore dans le pays, en général, mais particulièrement dans les zones ravagées par la violence tribale qui a fait plus de 1.000 morts et plus de 300.000 personnes déplacées, a dit hier M. Mwangala Sakwa, le Directeur du Projet AMREF à Kibera. Même si jeudi, un accord a été scellé entre le Président Kibaki et chef de l'opposition Raila Odinga, les effets de l'effusion de sang restent encore et hantent les victimes. Le trauma ne se termine pas d’un coup, mais progressivement, a noté M. Mwangala.
« L’état d'urgence silencieux » est toujours là. Les gens sont (encore) traumatisés (par la violence) - ils ont perdu leurs proches, leurs maisons et ils ont été déplacées ", a dit M. Mwangala. Il est toutefois positif que l’accord dont ont témoigné, entre autres, le médiateur en chef Koffi Annan et le président tanzanien Jakaya Kikwete marquerait le début du calme.
Bien que la clinique AMREF au cœur des bidonvilles de Kibera n’ait pas été particulièrement touchés par le conflit qui fait rage depuis le Nouvel An, les patients de différentes communautés qui avaient auparavant fréquenté la clinique n'ont pas pu y accéder à cause des tensions interethniques. Le centre médical a connu une diminution de jusqu'à 30 pour cent de ses patients qui venaient en consultation externes et il a perdu la trace de 60 pour cent de patients séropositifs et sidéens, et 30 pour cent de patients souffrant de la tuberculose. Hier, M. Mwangala a noté que l’équipe médicale et les assistants sociaux ont au cours de la période signalé une augmentation de la violence sexospécifique dans les bidonvilles. Il a remarqué, «Les gens sont contents et jubilent de l'accord de paix, mais émotionnellement, ils font encore face à des défis. Les effets de la violence sexospécifique et d'autres formes de violence, constituent une crise majeure. "
L'approche de l'AMREF, a-t-il ajouté, serait d'intégrer le soutien aux services médicaux et de santé dans tout Kibera. AMREF se fait envoyer par des praticiens médicaux privés, certains cas médicaux à la clinique AMREF de Kibera. L’AMREF est également en train de soutenir des divers efforts de paix dans le plus grand bidonville dans le pays, à travers des organisations religieuses, des organisations communautaires locales, les vieux du village, les jeunes et les femmes.
«Nous allons donner du soutien à la consolidation de la paix dans Kibera. Nous allons faciliter des activités de paix telles que le parrainage de jeux et d'autres manifestations de résolution des conflits qui rassemblent différentes communautés," Mwangala a déclaré dans une interview.
Après la crise d’après les élections, l’AMREF a lancé une série de cliniques mobiles en vue de parvenir à des communautés de Kibera, touchées par la violence. Les services offerts sont les suivantes: les services de soins et de protection des enfants, les conseils et le dépistage volontaires du VIH, des services de laboratoire et de la planification familiale.
L’AMREF, en collaboration avec d'autres partenaires, fournit également des vaccins contre la rougeole et d'autres services de vaccination ; des comprimés de vitamine A et l’administration de vermifuge ; faciliter les mesures de prévention, de promotion et de services curatifs contre le paludisme et d'autres maladies ; fournir des tests de dépistage laboratoire de base et le soutien psychosocial.
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