L histoire de Boaz

Gold miner Boaz Kadiliko uses his lunchtime to educate his workmates    about HIV prevention.

Au dessus la vaste mine d'or à ciel ouvert de Geita, un groupe d’hommes habillés de brillants gilets réflecteurs, chaussés de grosses bottes, portant des lunettes protectrices et des casques, ont leurs yeux rivés sur Boaz Kadikilo (29 ans). Ce dernier profite de la pause déjeuner pour les entraîner dans une discussion sur l’utilisation des préservatifs et l’importance des tests du dépistage VIH.

Quels sont les principaux défis auxquels font face les mineurs et la communauté qui les entoure ?

La plupart des mineurs viennent d’autres régions du pays et par conséquent n’habitent pas avec leurs familles. La plupart des hommes fréquentaient les bars, s’enivraient et fréquentaient les prostitués. La plupart d’entre eux avaient des partenaires multiples et n’utilisaient pas de préservatifs. Par conséquent les infections du VIH et les MST étaient en augmentation rapide chez les mineurs et dans la communauté.

Quelle formation avez-vous reçu?

J’ai été formé par l’AMREF en 2001 en tant qu’éducateur de pairs auprès du service minier. On nous a informé sur le VIH, sa propagation et la prévention. Nous avons appris à informer nos collègues de travail et les autres personnes de la communauté. Nous avons aussi appris à les encourager à se rendre dans les services d’aide psycho sociologique pour se faire dépister régulièrement.

Quel rôle jouez-vous dans votre lieu de travail et au sein de la communauté?

Je vis en ville, à Geita, avec mes parents. Je suis conducteur de camion-benne dans la mine, transportant la roche stérile vers la zone de dépôt et le minerai jusqu'au concasseur. Je suis aussi représentant SSE (Santé, Sécurité Environnement) dans mon équipe de quart. Pendant le déjeuner, je parle à mes collègues de l’importance de se faire dépister pour connaître l'état de séropositivité. Je parle l’importance des préservatifs. Lorsque je travaille la nuit, la compagnie me permet d’utiliser la radio interne afin de faire passer le message sur le VIH.

Quelle différence votre travail a-t-il apporté à la communauté?

Je suis fier de ce que je fais et je me réjouis des résultats. Maintenant, les gens font plus attention qu’ avant. Ils préfèrent avoir des relations avec leur copine ou leur femme plutôt qu'avec des femmes locales. Les mineurs profitent de la clinique que l’AMREF a établi dans la ville de Geita. Ils  peuvent s'y rendre pour se faire dépister, pour recevoir de l’aide psycho sociologique et pour suivre un traitement. Dernièrement, la clinique a constaté une réduction de la prévalence du VIH ainsi qu’une chute des cas d’infection de syphilis. Maintenant, la population utilise les préservatifs et se fait dépister.

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